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Histoire de la Omega Constellation

Histoire de la Omega Constellation

Parmi les Omega vintage, la Constellation reste souvent dans l’ombre de la Speedmaster et de la Seamaster. C’est pourtant elle qui a porté pendant des décennies les ambitions de précision de la marque : une montre pensée pour les concours de chronométrie, reconnaissable aux huit étoiles gravées à son dos. Le cadran pie-pan des années 1950 et le boîtier C-Shape des années 1960 en sont les images les plus connues, mais la gamme a connu bien d’autres visages.


1952 : une montre née des concours de chronométrie

Avant d’être une montre, la Constellation est une affaire de concours. De 1919 à 1971, Omega a collectionné les victoires aux épreuves de précision des observatoires de Kew-Teddington, de Neuchâtel et de Genève. Les fabricants y envoyaient leurs mouvements, testés pendant des semaines, et les meilleurs recevaient un classement officiel : ces concours faisaient office d’Oscars de la chronométrie.

En 1948, pour son centenaire, la marque présente sa première montre-bracelet automatique certifiée chronomètre, la Centenary. La Constellation arrive en 1952 et devient le sommet de cette gamme.


Huit étoiles et un observatoire

Le fond de boîte porte un médaillon qui représente l’Observatoire de Genève, surmonté de huit étoiles. Chacune rappelle un record de précision d’Omega : deux records mondiaux, en 1933 et 1936, puis six premières places entre 1945 et 1952, dans la catégorie que Genève avait ouverte aux petits mouvements, de la taille d’une montre-bracelet. Ce médaillon orne les Constellation depuis 1952, et son état est l’un des premiers points à regarder sur une pièce ancienne.

L’observatoire et les huit étoiles visibles sur un fond de boîtier Constellation.

Années 1950 et 1960 : le pie-pan et les autres

Le pie-pan est l’image que l’on garde de la Constellation, mais il n’a jamais été son seul cadran. Les années 1950 et 1960 ont vu défiler de nombreuses variantes : cadrans lisses, index appliqués ou bâtons noirs, versions Calendar, finitions Deluxe et Grand Luxe, boîtiers en or, plaqués or ou en acier. Au milieu des années 1960, les cadrans plats prennent peu à peu le relais des cadrans facettés. Selon certains spécialistes, une toute petite série de Grand Luxe a même reçu un cadran en émail cloisonné, avec l’Observatoire de Genève en miniature.

Le « pie-pan » doit son nom à son cadran facetté, dont le bord incliné évoque un moule à tarte retourné. Les boîtiers ronds mesurent autour de 34 mm, parfois jusqu’à 37 mm.

Côté mécanique, la Constellation embarque d’abord des automatiques à bumper, puis, vers 1956, les calibres 501 et 505 à rotor complet. À la fin de la décennie arrive la série 550 : le 551 sans date, le 561 avec date, tous deux certifiés chronomètre.

Vers 1962, les références 14900 (sans date) et 14902 (avec date) sont rebaptisées 167.005 et 168.005, avec un nouveau système de numérotation. Leurs cornes anguleuses leur valent le surnom de « dog-leg » chez les collectionneurs anglophones. 

Omega Constellation Calendar,1958, réf. 2943, calibre 504, boîtier plaqué or, 34,5 mm, cadran pie pan, portée
Omega Constellation Pie-Pan ref. 2943 de 1958
Montre vintage Omega Constellation ref. 168.001, 1963, calibre 561, vue montre portée
Omega Constellation ref. 168.001 de 1963

 

1964 : le C-Shape

En 1964, Omega bouscule le dessin de la Constellation. Le boîtier prend la forme d’un « C » dont les cornes sont intégrées au métal, loin des cornes rapportées du pie-pan. On l’attribue à Gérald Genta, le designer de la Royal Oak et de la Nautilus. Les premiers exemplaires datent de décembre 1964, et la famille C-Shape court jusqu’en 1978 environ.

En 1966, le calibre 564 remplace le 561 et ajoute la correction rapide de la date. 


1970-1976 : l’Electronic f300 Hz et le Megaquartz

Au début des années 1970, la précision passe par l’électronique. Omega adopte la technologie à diapason de Bulova, régulée par un diapason qui vibre à 300 Hz, d’où le nom « f300 Hz ». Les calibres 1250 (avec date) et 1260 (avec jour et date) équipent la Constellation, mais aussi la Seamaster et la Genève, entre 1970 et 1976 environ. Une montre à diapason ne tictaque pas : elle bourdonne, et sa trotteuse avance sans à-coups. Les boîtiers abandonnent le rond des années 1950 pour des formes coussin ou tonneau.

Le quartz prend ensuite le relais. Le Constellation Megaquartz 32 kHz marque l’entrée de la gamme dans cette ère, et en 1982 la Manhattan, en quartz, renouvelle entièrement son style.

Omega Constellation Manhattan Day-Date 1991, calibre quartz 1445, boîtier acier 32,2 mm, cadran blanc, bracelet intégré, portée
Omega Constellation Manhattan de 1991


Du pie-pan facetté des années 1950 au bourdonnement du diapason des années 1970, en passant par le C-Shape de 1964, la Constellation a changé de visage sans jamais abandonner son idée de départ : faire de la précision un objet de désir. Pour qui veut une Omega vintage certifiée chronomètre, la Constellation est une belle option. 

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